Qui sommes-nous?

L’Association des Amis de Valentin Brû est une association loi 1901, constituée d’amateurs et de spécialistes de Raymond Queneau, qui existe depuis 1979. Elle anime une revue et organise régulièrement des événement consacrés à l’œuvre de Raymond Queneau.

En savoir plus sur l’histoire de l’Association

Bureau:

  • Président : Jean-Michel Pochet
  • Vice-Président : François Naudin
  • Trésorière : Christine Méry
  • Secrétaire : Liliane Blanchard
  • Administrateurs :
    • Daniel Delbreil, responsable des publications
    • Elisabeth Chamontin
    • Marie Claude Cherqui

 

Le site, lui, est le fruit d’une collaboration entre les membres de l’Association:

  • Développement et direction éditoriale: Camille Bloomfield
  • Page Colloqueneau: Anne-Sophie Bories
  • Rubrique « RQ sur le ouèbe »: Elisabeth Chamontin
  • Actus et page « Qui est Queneau »: Daniel Delbreil
  • Historique des AVB dans la page « Qui sommes-nous? »: François Naudin
  • Rubrique « Échos » : Bertrand Tassou
  • Contenus de la rubrique « Publications »: Sylvie Tournadre, Marie-Claude Cherqui, Astrid Bouygues

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Des Amis de Valentin Brû aux Cahiers Raymond Queneau : une petite histoire des AVB

Raymond Queneau ne voulait pas d’amis. Il en avait néanmoins, et parmi ces derniers, des admirateurs, qui décidèrent de passer outre les réticences de l’écrivain et lancèrent, dès 1977 (Queneau est mort en octobre 1976) une très modeste revue (dactylographiée, photocopiée, ronéotée en nombre très limité d’exemplaires) appelée Les Amis de Valentin Brû. La septième livraison (ronéotée) de cette revue porte :

13 janvier 1979. L’Association des Amis de Valentin Brû a constitué son bureau :
Président : Noël Arnaud,
Vice-président : André Lagrange,
Secrétaire-Trésorier : Claude Rameil.

Il y eut dépôt de statuts, premières adhésions, et petit à petit, l’association étoffa ses rangs. Un prestigieux comité de patronage en encourageait les premières initiatives : y figuraient François Le Lionnais et Georges Perec, OuLiPiens, Alain Robbe-Grillet et Armand Salacrou, écrivains ; Yvon Belaval, philosophe, Gérald Antoine, professeur de littérature à la Sorbonne, Yves Robert, cinéaste, Georges-Emmanuel Clancier et René-Louis des Forêts, poètes, Jean Hélion et Félix Labisse, peintres, bref, du beau monde.

Une première grande manifestation, à l’initiative de la Maison de la Culture André Malraux de Reims autour de Queneau et le Cinéma, fut l’occasion de témoigner auprès d’un public plus large de l’existence de l’association ; le compte-rendu des diverses prestations a constitué la matière du numéro 9-10 de la revue (4ème trimestre 1980-1er trimestre 1981). La couverture porte, comme il se doit, le soldat de deuxième classe Valentin Brû en train de balayer la cour de la caserne (Extrait du film de Jean Herman, Le Dimanche de la vie, d’après le roman homonyme de Queneau).

L’Association et sa revue reçurent, au début de la décennie 1980, l’afflux considérable d’adhésions abonnements que leur valut le séminaire mensuel Raymond Queneau, à l’initiative de Mme Claude Debon. Si, de son côté, le temps privait petit à petit « Valentin Brû » de ses amis les plus âgés, le dynamisme du séminaire draina vers Queneau un nombre très important de personnes jeunes, souvent enthousiastes, et dont une proportion non négligeable est à ce jour demeurée fidèle au soldat de deuxième classe. Les noms des actuels administrateurs de l’association sont, pour la plupart, ceux d’étudiantes et étudiants de Mme Debon au cours des années 1980, qui ont assisté au séminaire, et y ont pris la parole, tout en préparant à l’université des mémoires et thèses.

Cet apport éloigna cependant certains administrateurs plus anciens, qui se défiaient de l’Université ; d’autres cependant, membres de la première heure comme André Lagrange, qui demeura vice-président jusqu’à son décès, ou François Caradec, qui rejoignit le conseil d’administration plus tardivement, mais y demeura lui aussi jusqu’à sa mort, appréciaient l’ouverture d’esprit et l’ampleur renouvelée du recrutement que rendit possible, pendant les treize années qu’il dura, le séminaire Queneau.

L’affaire ne fut pas sans vicissitudes, ni sans défaillances, mais bon an mal an, l’Association comptait une petite centaine de membres, et la revue, plus ou moins riche, subsista sous divers avatars : il y eut trente-cinq livraisons des Amis de Valentin Brû, de mai 1977 à mai 1986, que suivirent des Cahiers Raymond Queneau de juillet 1986 à décembre 1993, puis une reprise des Amis de Valentin Brû (nouvelle série) jusqu’en 2000. Le titre Cahiers Raymond Queneau a été alors rétabli, grâce à l’amabilité de M. Jean-Marie Queneau.

François Naudin