Archives pour la catégorie Échos dans la littérature et dans la presse

Echos de juin 2015

Queneau dans les livres

  • 9782021010206,0-2482509 Début 2015 a paru au Seuil Roland Barthes de Tiphaine Samoyault. On y trouve un extrait de la lettre de refus de Queneau, le 8 février 1952, du Degré zéro de l’écriture (le livre était jugé trop court pour être publié chez Gallimard) et le commentaire, quelques années plus tard, par Barthes lui-même, de ce refus. L’auteur précise ensuite que dans les années 1960 Barthes « reste fidèle aux auteurs dont il a été proche au cours de la décennie précédente : Queneau, auquel il consacre un article marquant dans Critique au moment de la sortie de Zazie dans le métro en 1959 pour en faire un monument d’anti-littérature, une destruction en règle du mythe de la littérature ».

 

9782818036303,0-2627125

  • Le bel appétit de Paul Fournel vient de paraître chez P.O.L. En exergue cet alexandrin  de Queneau extrait des Cent mille milliards de poèmes : « Mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin ».

 

  • Les Œuvres complètes de Louis-René des Forêts viennent de paraître chez Gallimard, dans la collection Quarto, éditées par Dominique Rabaté. On y retrouve bien sûr Queneau. : la lettre de ce dernier à des Forêts 9782070148615,0-2621263après la lecture du manuscrit des Mendiants, le 25 décembre 1942 ; la photo des deux se promenant sur la plage de Biarritz en 1949 ; la réponse en 1956 de des Forêts à l’enquête de Queneau Pour une bibliothèque idéale (« J’ai une connaissance de la littérature du XIXe siècle que je n’ai rencontrée que chez Queneau. Nous avions de longues conversations, où nous nous émerveillions d’avoir lu tous deux certains livres que personne d’autre ne connaissait » ; en fin la simple mention dans la chronologie, en octobre 1976 « Mort de Raymond Queneau », qui témoigne de l’amitié qui liait les deux hommes.

 

  • Initialement paru  en 2000 chez Phébus,  Mercredi de Pascale Gautier va reparaître fin août chez Gallimard, dans la collection Folio. Voici comment l’éditeur présente le livre : « Alors que la canicule s’abat sur la ville, la r9782859406097,0-1086424encontre d’Amélie et d’Ulysse, deux êtres à part, donne lieu à des aventures inattendues. Un récit empreint d’une fantaisie proche de celle de R. Queneau et M. Aymé.« . A noter que lors de sa parution en 2000 chez Phébus, le titre était présenté ainsi : »La rencontre d’Amélie et d’Ulysse pour des aventures que nul ne songerait à attendre. Pascale Gautier ose rivaliser avec Queneau. Au risque de recevoir la fessée… ou de grosses bises mouillées de gratitude ».

 

Queneau à l’étranger

  • Fin 2014 a paru chez Sellerio sous le titre Chez Maxim’s. Ricordi di 4046-3un fattorino, la traduction en italien (par  Vittoria Aliberti Ronchey )  de Mes souvenirs de chasseur de Chez Maxim’s de José Roman, écrit par Raymond Queneau et paru en français en 1937. L’édition est de Giuseppe Scaraffia, qui informe bien évidemment les lecteurs transalpins de la paternité de l’œuvre.

 

 

 

Queneau dans la presse

  • Dans un article du 17 mai Le Parisien raconte comment l’animatrice d’un atelier d’écriture a retrouvé à Ivry la trace de Louis-François Delisse, poète désormais octogénaire,  » une plume méconnue, lyrique, érotique, jadis saluée par René char et Raymond Queneau ». Les curieux trouveront trace des lectures de Louis-François Delisse par Queneau dans l’indispensable Queneau analphabète de Florence Géhéniau.
  • Elisabeth Chamontin nous signale dans Paris Normandie du 19 mai un article sur l’acquisition de documents autour de Zazie dans le métro :  «En relation depuis longtemps avec le fils de Raymond Queneau, la Ville du Havre vient d’acquérir de nouveaux écrits en lien avec le roman. Avec cet enrichissement du fonds consacré à l’auteur, la bibliothèque du Havre est désormais le lieu public possédant la plus grande collection consacrée à cet ouvrage de 1959″.
  • La Croix dans son numéro du 29 mai 2015 propose un article sur la ville de Sens et notamment les Gallions, qui fut la propriété de Mallarmé. Le journal précise que « la vocation littéraire de ce refuge arboré perdure : elle est aujourd’hui propriété de M. Souchier, spécialiste de Raymond Queneau ».
  • Marianne du jeudi 4 juin nous précisé qu’Agnès Saal n’est pas comma Zazie : « 26 mai 2015, ligne 7. Elle n’était pas comme Zazie, l’héroïne de Queneau, pressée de découvrir le métro. Mais l’ancienne présidente de l’INA, épinglée pour plus de 40 000 € de notes de taxis en dix mois, a visiblement dû s’y résoudre ».

 

Queneau dans les expositions

  • Le magazine en ligne Voyager luxe présente l’exposition XYST qui s’ouvre le 9 juin au Palais de la découverte. Une installation, Arbre à lettres « est inspirée par le livre-objet de Raymond Queneau, Cent mille milliards de poèmes, qui offre au lecteur la possibilité de combiner lui-même des vers, de façon à composer des poèmes, selon Cent mille milliards de combinaisons possibles…

Echos de mai 2015

 

  • Dans sa préface au remarquable De la banlieue rouge au 9782358720694,0-2560394Grand Paris d’Alain Rustenhoz (La Fabrique, 2015) Eric Hazan remarque : « Ceux qui n’ont pas connu cette grande époque de la banlieue rouge peuvent en retrouver le souvenir chez des écrivains, les uns célèbres – Cendrars et Céline, Carco et Simenon, André Breton, Raymond Queneau, Louis Mallet, Henry Miller -, d’autres un peu oubliés comme René Fallet ou Eugène Dabit ».

 

  • Grasset annonce la parution en septembre de Dis-moi qui je suis de Samuel Brussell, 9782246858881,0-2694051présenté ainsi : L’écrivain voyageur s’interroge sur ses racines au milieu du chemin de sa vie. Sa mère, Tsippy, lui raconte l’histoire épique de son installation en Israël à sa naissance et son vécu du sionisme. Puis, il détaille sa vie sentimentale et ses premiers pas en littérature en compagnie de Raymond Queneau, Copi et Jean Eustache dans le Paris post-soixante-huitard ».

Échos de janvier-mars 2015

  • Longtemps annoncé, longtemps reporté, Rueil-Malmaison : l’âme d’une ville est enfin paru au Cherche Midi (2014). « Pour les férus d’histoire locale, un panorama historique de la ville de Rueil-Malmaison aux atouts innombrables où se sont croisés Richelieu et Napoléon, le premier tramway français et la Renault Dauphine ou encore Joséphine de Beauharnais et Raymond Queneau ».
  • Le volume trois de la collection « Le Havre territoire d’écriture » (Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2014) contient un article de Pierre Dieulafait intitulé « Le Havre de Kay Boyle » dans lequel il évoque les rapports entre cette dernière et Queneau.

Lire la suite

Échos de mars 2014

  • Dans un entretien qu’il a accordé à Bertrand Tassou pour le numéro de la revue Europe consacré à Diderot (n° 1014, octobre 2013), Stéphane Audeguy déclare : « mon travail est très proche et très éloigné d’un auteur que j’ai lu beaucoup, fut un temps, et puis plus du tout, et c’est une  » influence » que pas un critique n’a relevée, à ma connaissance, et ils ont bien raison en un sens : Raymond Queneau. »
  • Ce même Audeguy, dans un entretien que lui a accordé Jean-Luc Godard pour la NRF (Un musée imaginaire, n° 606, octobre 2013), remarque suite à un propos de ce dernier qui explique que le mot « métaphore » signifie aujourd’hui « tramway » en grec que Les Exercices de style se passent dans un bus. A quoi Godard répond : « J’ai été un lecteur de Queneau. L’autre jour, j’ai lu une phrase de lui : « Dans 2+2 = 4, il n’a jamais été question de la vitesse du vent ». Il a un texte qui s’intitule : « Explication des métaphores » ».

Lire la suite

Échos de septembre 2013

  • On croise Queneau père et fils dans la Correspondance, 1946-1964  de Gaston Chaissac et Jean Dubuffet, édition établie, présentée et annotée par Dominique Brunet et Josette-Yolande Rasle, coll. Les Cahiers de la NRF, Gallimard.
  • On retrouve les deux mêmes dans Notes d’un oisif de Alcide Mara (Bibliothèque optimatiques n° 4), publié par le Collège de ‘Pataphysique.
  • Ce même Collège vient de sortir une coupure de la valeur de π triplezons à l’effigie de Raymond Queneau avec cette citation extraite de Zazie dans le métro : « Le fric. Ce produit mellifluent, sapide et polygène s’évapore avec la plus grande facilité ».

Lire la suite